LES ENTREVUES DE BRANDY MANHATTAN

BRANDY : Steve, parle-nous donc de ton nouveau photowebcomic.
STEVE : Sexe, Drague, Requin Roll est une série de petites histoires humoristiques sous forme de photoroman hebdomadaire. Quant à son contenu, les deux premiers mots du titre disent tout. Ça parle de sexe, et de drague.

BRANDY : C’est un peu dans le genre de ce que tu faisais avec 1 Gay 1 Hétéro.
STEVE : Oui, à ceci près que ce sera surtout hétéro, et qu’il n’y aura que deux personnages récurrents : Steve Requin joué par moi-même, et Brandy Manhattan joué par Stéphanie Gagnon. Les histoires vont généralement se passer dans un bar où Brandy travaille en tant que Barmaid. Elle est là pour écouter les clients et leur servir, en plus de l’alcool, ses commentaires sarcastiques. Steve, lui, est un habitué de la place, qui est là autant pour draguer que pour donner des conseils aux clients malchanceux en amour.

BRANDY : Ton personnage est un tombeur, un winner à qui tout réussit. C’est tout un changement du genre de rôles que tu te donnes d’habitude.
STEVE : En effet! Jusqu’à maintenant, que ce soit dans mes BD autobiographiques publiées dans Requin Roll (1993-1997), mes textes biographiques sur La Zone Requin (2003-2009) ou bien dans mon personnage semi-autobio dans 1 Gay 1 Hétéro (2009-2011), je me suis toujours donné le rôle d’un loser en amour.

BRANDY : Pourquoi un tel changement?
STEVE : Trois raisons. La première, c’est que mes histoires se sont toujours inspirées de faits vécus. C’est juste que, au sujet des situations amoureuses catastrophiques, j’ai cessé d’en vivre depuis 1995. Voilà pourquoi j’ai décidé, cette fois, d’aller dans la direction opposée.

BRANDY : Je vois. Et la seconde raison?
STEVE : Je sors en ce moment d’une relation qui a duré 12 ans. Et tout le long de celle-ci, bien que je n’ai jamais caché à personne que j’étais en couple, ça n’a pas empêché une vingtaine de filles et de femmes de 16 à 50 ans de tomber en amour avec moi et/ou de me désirer sexuellement. Et là, je ne parle que de celles qui me l’ont exprimé. Sans compter mes quelques années de célibat précédent cette relation, où mes amantes ne manquaient pas. Vivre une telle situation, ce n’est pas vraiment ce que j’appelle être loser en amour. Je considère qu’il est temps que la fiction sois plus fidèle à la réalité.

BRANDY :Et la troisième?
STEVE : Voilà 15 ans cette année qu’internet est apparu dans la majorité des foyers. Par conséquent, ça fait 15 ans que les losers en amour, les soi-disant bons gars, profitent de cette plateforme pour exprimer leurs frustration face aux femmes, en racontant leurs déboires amoureux, et surtout pour chialer du fait qu’elles disent vouloir des bons gars mais choisissent des douchebags. Au début, c’était innovateur, parce que c’était quelque chose dont ni les magazines ni les livres ne voulaient parler. Ça dénonçait des situations jusque-là tabou. Mais une décennie et demie plus tard, tout a été dit et surtout redit des millions de fois sur le sujet. C’est non seulement redondant, c’est rendu pathétique. Voilà pourquoi j’en suis arrivé à la conclusion que si je veux faire des histoires de dragues de façon originales, alors ça doit être du point de vue d’un winner. Et la plus grande innovation : Ce ne sera pas pour en faire un douchebag ni pour rire de lui. Et malgré tout, il y aura quand même moyen de rester dans l’humour.

BRANDY : À quoi s’attendre du style de cette série?
STEVE : Bien que certains thèmes adultes seront présent, ça restera pour tous, sans vulgarité. Il y aura deux genres de narration. La première ce sont des histoires, et la seconde c’est mon personnage qui donne ses conseils de drague aux lecteurs tandis que l’on voit l’action en image.

BRANDY : Est-ce qu’il y aura des versions filmées?
STEVE : Ce n’est pas dans les plans. C’est beau de voir grand, mais il faut aussi tenir compte de nos moyens en matière de temps, matériel, budget et disponibilité. Sans compter que ce n’est pas tout le monde qui a le talent ou l’envie d’être acteur. Par contre, prendre une pose pour une photo, tout le monde peut faire ça.

BRANDY : Ça commence quand et quel sera le rythme de parution?
STEVE : Le premier épisode sera disponible le premier samedi du mois d’aout 2012. Puis, il y aura un nouvel épisode à tous les samedis jusqu’à la fin de l’année.

BRANDY : Et ensuite ?
STEVE : Ensuite, que la série continue ou non dépendra de la réaction et de la participation du public.

BRANDY : Que veux-tu dire par participation?
STEVE : Peu de gens sont disponibles régulièrement pour ce genre de projet. Voilà pourquoi, à part pour Stéphanie et moi, la majorité des gens qui vont avoir un rôle dans la série ne le feront qu’une fois ou deux, quand ils auront du temps de libre. Et c’est la raison pourquoi nous aimerions surtout avoir des artistes en tout genres, autant amateurs que professionnels,. Parce qu’à ce moment-là, ils pourront profiter de la seconde raison d’être de SDRR.

BRANDY : Qui est?
STEVE : Chaque participant pourra, s’il le désire, être le sujet d’un reportage dans LES ENTREVUES DE BRANDY MANHATTAN, le tout avec photos, références, liens vers pages perso et coordonnées, etc.

BRANDY : Comme toi ici en ce moment, dans ce premier reportage donné en guise d’exemple?
STEVE : Voilà!

BRANDY : Steve, merci et bonne chance dans ton projet.
STEVE : Pareillement!

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