Requin Roll No.2, page 15


TRIVIA: Qu’est-ce qu’on fait quand on a trois pages à remplir mais qu’on n’a plus de BD, et qu’on ne veut pas perdre de temps à en faire une nouvelle? On improvise!  Depuis que je fais du dessin, j’ai toujours travaillé les visages en particulier, car rien n’est plus gratifiant que  de se faire dire que telle personne que l’on a dessiné est ressemblante.  Voilà pourquoi mes filières contiennent un grand nombre de visages sans corps.  J’en ai donc récupéré une vingtaine, je les ai découpés, les ai collés sur des pages, et j’ai écrit des réflexions personnelles au-dessus de chacun. Et pour sauver encore plus de temps, au lieu de mesurer et tracer les cases, j’ai juste utilisé un vieux pinceau et cette bouteille d’encre de chine que j’avais acheté dix ans plus tôt lorsque j’étudiais en Arts au cégep Édouard-Montpetit. Comme quoi presque tout dans ce fanzine était du recyclage. Et le plus beau: Puisque Requin Roll était un fanzine underground, je n’avais pas besoin de faire de sens. Je pouvais juste  prétendre que c’était de l’art.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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