Les Plagiats de la BD (1 de 3)

Les Plagiats de la BD était une série de trois fanzines publiés en 1998 et 1999, le premier couvrait la BD québécoise, le second la BD franco-belge et le 3e la BD américaine. Le principe était fort simple. D’abord, je montrais un extrait de BD. Comme ici, par exemple, un Onésime d’Albert Chartier.

Ensuite, je montrais un extrait d’une seconde BD, prouvant que la première est coupable de plagiat. Ici, par exemple, Philémon de Fred.

Il fallait voir la réaction des auteurs que j’attrapais en flagrant délit de plagiat.




Oui, bon, ceci est en fait une anecdote fictive imaginée et racontée lors du Festival de BD de Québec en 1999 par Éric Braün, artiste de l’Usine 106U.  N’empêche qu’on peut comprendre qu’un dessinateur puisse le prendre mal lorsque je choisis non seulement d’exposer un de ses plagiats en couverture…

Je pousse le bouchon encore plus loin en allant jusqu’à le caricaturer en plein moment de stupidité, sur cette même couverture.

Bien que mon estimation de 30 millions était quelque peu exagérée puisque même au pic de sa popularité, Mad n’a jamais dépassé les 2 millions de copies, vous comprenez l’idée.  Mais comment est-ce que l’on en vient à se trouver autant d’exemples de plagiats dans la BD, au point d’être capable de produire 120 pages de fanzines sur le sujet?  La BD qui me sert d’éditorial du numéro 1 explique l’origine de la chose.









Et c’est comme ça, avec patience, sans me presser, qu’au fil de mes lectures, j’ai récolté peu à peu des photocopies d’exemples de plagiats à chaque fois que le hasard m’en faisait découvrir un.  J’avoue qu’à ce moment-là, je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais en faire.

Dix ans plus tard, 1996.  En lisant le numéro 2 d’un magazine de BD québécoise nommé Bédélirium, j’ai la surprise de voir que son éditeur y offre une chronique sur les plagiats de la BD.

Une fois l’effet de surprise passée, je constate que j’ai comme une sensation de déjà vu.  Je feuillette quelques numéros récents de ma collection de Fluide Glacial.  Comme de fait, dans le numéro de mars 1995, j’y trouve ceci:  

Un dénonciateur de plagieurs qui est lui-même plagieur d’un dénonciateur de plagieurs?  Voilà une ironie qui vaut un facepalm avec une chaise.  N’empêche que moi, avec tout ce que j’ai su récolter en dix ans, je serais bien plus apte que lui à la faire, cette chronique.  Je lui écris donc en lui offrant mes services, en lui envoyant assez de matériel pour remplir une coupl’ de pages.  Il accepte ma proposition.  Ainsi, à partir de Bédélirium no.4…:


À cette période, étant donné que j’étais retourné aux études, j’étais trop occupé pour faire du fanzine.  Aussi, histoire de rester actif dans le milieu de la BD, je lui ai également proposé de mes BD tirées de mes quatre premiers numéros de Requin Roll, entre autres Robocock, mais il a décliné, les jugeant un peu trop hard.  Il a quand même publié mon dessin de Pocahontas taillant une pipe à John Smith. C’est déjà ça.

BIENTÔT: Une dent contre Safarir.

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A propos Steve Requin

Auteur, blogueur, illustrateur, philosophe amateur et concierge de profession.
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3 commentaires pour Les Plagiats de la BD (1 de 3)

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